Décès inopiné de Papa Wemba : le Gouvernement instruit d’organiser des obsèques dignes

Le Président de la République, Joseph Kabila Kabange, en mission officielle a New-York, a instruit le Gouvernement d’organiser des obsèques dignes des mérites en faveur de l’artiste-musicien Jules Shungu Wembadio, alias Papa Wemba.

L’icône de la musique congolaise est décédé dimanche 24 avril à Abidjan, suite à un malaise survenu brusquement lors d’un spectacle livré dans le cadre du Festival des musiques urbaines (FEMUA) où il a été l’un des principaux invités.

Dans un message lu dimanche sur les antennes de la télévision nationale, le Président de la République qui qualifie Papa Wemba « d’icône de la musique congolaise, africaine et même mondiale », présente ses condoléances à sa famille biologique et artistique.

C’est donc une voix ténor d’un lyrisme particulièrement passionnant pour certains, une voix rossignol pour les autres, qui s’éteint, et qui n’aura rien perdu de sa signature vocale au mieux, son identité musicale mondialement reconnue qui a traversé avec fulgurance et notoriété non seulement des générations de 7 à 77 ans, mais aussi des continents.

Le-chanteur-congolais-Papa-Wemba-meurt-sur-scene

Agé de 66 ans, Papa Wemba est né en 1949 au Kasaï Oriental. Il est fondateur du groupe Viva la Musica créé en 1977 après son départ de Zaïko Langa-Langa. Il est également connu comme une des grandes figures de la Sape (Société des ambianceurs et des personnes élégantes).

De par ses rythmes et mélodies hautement raffinés ainsi que sa thématique aussi variée que diserte, Papa Wemba était le porte-étendard de la musique congolaise et africaine moderne voire folklorique.

Il a défendu avec fougue la culture, nuit et jour sur tous les fronts jusqu’à son dernier souffle sur la scène abidjanaise, semblable à un militaire fauché sur le champ de bataille, l’arme à la main.

Il a emboîté le pas à d’autres modèles au niveau continental notamment Mori Kanté, Francis Bebey, Salif Kéïta, Manu Dibangu, Myriam Makeba, tous, ambassadeurs des valeurs culturelles africaines, qui sont devenus également patrimoine universel, allant d’une scène à une autre, d’un pays à un autre sans se lasser, appelés par la mission sacrée leur confiée.

Jules Shungu Wembadio fait ses débuts musicaux en décembre 1969 au sein de l’orchestre Zaïko Langa Langa avec Jossart Nyoka, Pépé Felly, Evoloko Jocker, Mavuela Somo et autres, pour ne pas dire qu’il participe à la naissance du même groupe.

Il marque le répertoire avec des tubes à succès notamment, « Meté la vérité » et « Chouchouna » bien que quatre ans plus tard, soit en 1974, il quitte Zaïko pour créer « ISIFI Lokole » avec Mavuela Somo, Bozi Boziana et Evoloko et se fait remarquer par la chanson tube de l’époque « Amazone » dédiée à son épouse.

Papa Wemba se revendiquait aussi de la musique anglo-saxonne et admirait le rock américain, lui qui se faisait appeler Jules Presley au début de sa carrière musicale.

Papa Wemba fait donc entrer la guitare électrique dans la rumba. Il dynamise les rythmes, évacue les instruments à vent et accélère le tempo. Il s’est aussi essayé au soukouss, au ndombolo jusqu’à la «world music», dont il devient une star grâce au coup de pouce de l’anglais Peter Gabriel, avant de revenir à la rumba.

Artiste touche-à-tout, Papa Wemba s’est aussi essayé au cinéma. Le musicien, qui vient de s’installer en France, joue au milieu des années 1980 dans le film franco-zaïrois « La vie est belle » dédié aux habitants de Kinshasa-, où il tient le rôle principal et dont il compose la musique.

Source : Primature 

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